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WOLFGANG AMADEUS MOZART — LE NOZZE DI FIGARO
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OUVERTURE
[Instrumental — sans paroles]
VOI CHE SAPETE — Chérubin
ITALIEN
Voi che sapete che cosa è amor,
donne, vedete s’io l’ho nel cor.
Quello ch’io provo vi ridirò,
è per me nuovo, capir nol so.
Sento un affetto pien di desir,
ch’ora è diletto, ch’ora è martir.
Gelo e poi sento l’alma avvampar,
e in un momento torno a gelar.
Ricerco un bene fuori di me,
non so chi ’l tiene, non so cos’è.
Sospiro e gemo senza voler,
palpito e tremo senza saper.
Non trovo pace notte né dì,
ma pur mi piace languir così.
Voi che sapete che cosa è amor,
donne, vedete s’io l’ho nel cor.
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FRANÇAIS
Vous qui savez ce qu’est l’amour,
mesdames, voyez si je l’ai dans le cœur.
Ce que j’éprouve, je vais vous le dire :
c’est nouveau pour moi, je ne sais le comprendre.
Je sens un émoi plein de désir,
tantôt délicieux, tantôt douloureux.
Je frissonne, puis je sens mon âme s’embraser,
et l’instant d’après je redeviens de glace.
Je cherche un bonheur hors de moi ;
je ne sais qui le possède, je ne sais ce que c’est.
Je soupire et je gémis sans le vouloir,
je palpite et je tremble sans savoir pourquoi.
Je ne trouve la paix ni la nuit ni le jour,
et pourtant il me plaît de languir ainsi.
Vous qui savez ce qu’est l’amour,
mesdames, voyez si je l’ai dans le cœur.
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SE VUOL BALLARE — Figaro
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ITALIEN
Se vuol ballare,
signor Contino,
il chitarrino
le suonerò.
Se vuol venire
nella mia scuola,
la capriola
le insegnerò.
Saprò… ma piano,
meglio ogni arcano,
dissimulando
scoprir potrò.
L’arte schermendo,
l’arte adoprando,
di qua pungendo,
di là scherzando,
tutte le macchine
rovescerò.
Se vuol ballare,
signor Contino,
il chitarrino
le suonerò.
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FRANÇAIS
S’il veut danser,
Monsieur le petit Comte,
je lui jouerai
de la petite guitare.
S’il veut venir
à mon école,
je lui apprendrai
la cabriole.
Je saurai, mais doucement,
en dissimulant,
découvrir peu à peu
tous ses secrets.
Parant avec adresse,
usant de tous mes talents,
piquant par-ci,
raillant par-là,
je renverserai
toutes ses machinations.
S’il veut danser,
Monsieur le petit Comte,
je lui jouerai
de la petite guitare.
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JULES MASSENET — THAÏS
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MÉDITATION
[Instrumental — sans paroles]
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PIOTR ILITCH TCHAÏKOVSKI — EUGÈNE ONÉGUINE
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AIR DE GRÉMINE

АРИЯ КНЯЗЯ ГРЕМИНА

Любви все возрасты покорны,
Её порывы благотворны.
И юноше в расцвете лет
Едва увидевшему свет,
И закалённому судьбой
Бойцу с седою головой.

Онегин, я скрывать не стану -
Безумно я люблю Татьяну.
Тоскливо жизнь моя текла,
Она явилась и зажгла,
Как солнца луч среди ненастья,
Мне жизнь и молодость,
Да, молодость и счастье.

Среди лукавых, малодушных,
Шальных, балованных детей,
Злодеев и смешных, и скучных,
Тупых привязчивых судей.
Среди кокеток богомольных,
Среди холопов добровольных,
Среди вседневных модных сцен,
Учтивых ласковых измен.
Среди холодных приговоров,
Жестокосердной суеты,
Среди досадной пустоты,
Расчётов дум и разговоров,

Она блистает, как звезда,
Во мраке ночи в небе чистом
И мне является всегда
В сияньи ангела,
В сияньи ангела лучистом.

​​​​​​​








FRANÇAIS
Tous les âges sont soumis à l’amour,
et ses élans sont bienfaisants,
au jeune homme dans la fleur de l’âge,
qui vient à peine de découvrir la vie,
comme au combattant éprouvé par le destin,
dont la tête est déjà grisonnante.
Onéguine, je ne vous le cacherai pas :
j’aime Tatiana à la folie.
Ma vie s’écoulait triste et morne ;
elle est apparue et, tel un rayon de soleil
au milieu de l’orage,
elle m’a rendu la vie et la jeunesse,
oui, la jeunesse et le bonheur.
​​​​​​​
Parmi les êtres fourbes et pusillanimes,
les enfants extravagants et gâtés,
les méchants, ridicules et ennuyeux,
les juges obtus et importuns ;
parmi les coquettes dévotes,
les esclaves volontaires,
parmi les scènes mondaines de chaque jour,
les aimables trahisons poliment déguisées ;
parmi les jugements glacés
d’un monde cruel et vain,
parmi l’accablante vacuité
des calculs, des pensées et des conversations,
elle resplendit comme une étoile
dans la pure obscurité du ciel nocturne,
et toujours elle m’apparaît
dans l’éclat lumineux d’un ange.
Tous les âges sont soumis à l’amour,
et ses élans sont bienfaisants,
au jeune homme dans la fleur de l’âge,
qui vient à peine de découvrir la vie,
comme au combattant éprouvé par le destin,
dont la tête est déjà grisonnante.
Onéguine, je ne vous le cacherai pas :
j’aime Tatiana à la folie.
Ma vie s’écoulait triste et morne ;
elle est apparue et, tel un rayon de soleil
au milieu de l’orage,
elle m’a rendu la vie et la jeunesse,
oui, la jeunesse et le bonheur,
la vie, la jeunesse et le bonheur !
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CAMILLE SAINT-SAËNS — SAMSON ET DALILA
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MON CŒUR S’OUVRE À TA VOIX — Dalila
Mon cœur s’ouvre à ta voix,
Comme s’ouvrent les fleurs
Aux baisers de l'aurore!
Mais, ô mon bien-aimé,
Pour mieux sécher mes pleurs,
Que ta voix parle encore!
Dis-moi qu’à Dalila
Tu reviens pour jamais,
Redis à ma tendresse
Les serments d’autrefois,
Ces serments que j’aimais!
Ah! réponds à ma tendresse!
Verse-moi, verse-moi l’ivresse!
Ainsi qu’on voit des blés
Les épis onduler
Sous la brise légère,
Ainsi frémit mon cœur,
Prêt à se consoler,
À ta voix qui m’est chère!
La flèche est moins rapide
À porter le trépas,
Que ne l’est ton amante
À voler dans tes bras!
Ah ! réponds à ma tendresse!
Verse-moi, verse-moi l’ivresse!
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GIOACHINO ROSSINI — GUILLAUME TELL
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OUVERTURE — GALOP FINAL
[Instrumental — sans paroles]
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GIOACHINO ROSSINI — IL BARBIERE DI SIVIGLIA
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LA CALUNNIA È UN VENTICELLO — Basilio
La calunnia è un venticello
Un’auretta assai gentile
Che insensibile, sottile,
Leggermente, dolcemente,
Incomincia, incomincia a sussurrar.
Piano, piano, terra terra,
Sottovoce, sibilando,
Va scorrendo, va scorrendo
Va ronzando, va ronzando
Nell’orecchie della gente
S’introduce, s'introduce destramente
E le teste ed i cervelli
Fa stordire e fa gonfiar.
Dalla bocca fuori uscendo
lo schiamazzo va crescendo,
Prende forza a poco a poco,
Vola già di loco in loco,
Sembra il tuono, la tempesta
Che nel sen della foresta
Va fischiando, brontolando,
E ti fa d’orror gelar.
Alla fin trabocca e scoppia, si propaga, si raddoppia,
E produce un’esplosione
Come un colpo di cannone,
Come un colpo di cannone,
Un tremuoto, un temporale,
Un tumulto generale
Che fa l’aria rimbombar.
E il meschino calunniato,
Avvilito, calpestato,
Sotto il pubblico flagello,
Per gran sorte va a crepar.


La calomnie est un petit vent
Une petite brise très gentille
Qui, imperceptible, subtile,
Légèrement, doucement,
Commence, commence à murmurer.
Piano, piano, terre à terre,
À voix basse, en sifflant,
Elle glisse, elle glisse
Elle rôde, elle rôde
Dans l'oreille des gens
Elle s'introduit, s'introduit adroitement
Et les têtes et les cervelles
Étourdit et fait gonfler.
En sortant de la bouche
Le tapage va croissant,
Il prend force peu à peu,
Vole déjà de lieu en lieu,
Il ressemble au tonnerre, à la tempête
Qui au cœur de la forêt
Va sifflant, grondant,
Et vous glace d'horreur.
À la fin elle déborde et éclate, se propage, redouble,
Et produit une explosion
Comme un coup de canon,
Comme un coup de canon,
Un séisme, un orage,
Un tumulte général
Qui fait retentir l'air.
Et le pauvre calomnié,
Humilié, piétiné
Sous le fléau public,
Par grand malheur s'en va crever.
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GIOACHINO ROSSINI — IL BARBIERE DI SIVIGLIA - UNA VOCE POCO FA
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UNA VOCE POCO FA — Rosina
Una voce poco fa
qui nel cor mi risuonò.
Il mio cor ferito è già
e Lindoro fu che il piagò.
Si, Lindoro mio sarà,
Io giurai, la vincerò.
Il tutor ricuserà,
io l'ingegno aguzzerò,
alla fin s'accheterà,
e contenta io resterò.
Si, Lindoro ecc.
Io sono docile,
son rispettosa,
sono obbediente,
dolce, amorosa,
mi lascio reggere,
mi fo guidar.
Ma se mi toccano
dov'è il mio debole,
sarò una vipera, sarò,
e cento trappole
prima di cedere farò giocar.
Io sono docile, ecc.
​​​​​​​​​​​​​​

Une voix, à l’instant,
a résonné dans mon cœur.
Mon cœur est déjà blessé,
et c’est Lindor qui l’a frappé.
Oui, Lindor sera à moi,
je l’ai juré, je vaincrai.
Mon tuteur s’y opposera ?
J’aiguiserai mon esprit.
À la fin, il cédera,
et moi, je serai comblée.
Oui, Lindor sera à moi,
je l’ai juré, je vaincrai.
Je suis docile,
je suis respectueuse,
je suis obéissante,
douce et tendre ;
je me laisse conduire,
je me laisse guider.
Mais qu’on vienne toucher
à mon point sensible,
et je deviens une vipère !
Et cent ruses, cent pièges,
avant de céder,
je saurai déployer.
Je suis docile,
je suis respectueuse,
je suis obéissante,
douce et tendre ;
je me laisse conduire,
je me laisse guider…
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GIOACHINO ROSSINI — L’ITALIANA IN ALGERI
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OH! CHE MUSO, CHE FIGURA! — Isabella / Mustafà
Passage du Finale I, scène XI. 
SCENA UNDICESIMA
Isabella, Mustafà, gli Eunuchi.
ISABELLA
(Oh! Che muso, che figura!...
Quali occhiate!...Ho inteso tutto.
Del mio colpo or son sicura.
Sta a veder quel ch'io so far.)
MUSTAFÀ
(Oh! Che pezzo da Sultano!
Bella taglia!...viso strano...
Ah! M'incanta...m'innamora.
Ma convien dissimular.)
ISABELLA
Maltrattata dalla sorte,
Condannata alle ritorte...
Ah, voi solo, o mio diletto.
Mi potete consolar.
MUSTAFÀ
(Mi saltella il cor nel petto.
Che dolcezza di parlar!)
ISABELLA
(In gabbia è già il merlotto,
Nè più mi può scappar!
Del mio colpo or son sicura.
Oh! Che muso, che figura!...
Sta a veder quel ch'io so far.)MUSTAFÀ
(Io son già caldo e cotto,
Nè più mi so frenar.
Ah! M'incanta...m'innamora.
Che taglia!... Ma bisogna simular.
Oh! Che pezzo!...Ma bisogna simular.)



SCÈNE XI
Isabella, Mustafà, les eunuques.
ISABELLA
(Oh ! Quelle mine, quelle allure !…
Quels regards !… J’ai tout compris.
Je suis sûre à présent de mon coup.
Vous allez voir ce dont je suis capable.)
MUSTAFÀ
(Oh ! Voilà un morceau digne d’un sultan !
Quelle tournure !… Quel drôle de visage…
Ah ! Elle m’enchante… elle me séduit.
Mais il faut n’en rien laisser paraître.)
ISABELLA
Malmenée par le sort,
Condamnée aux tourments…
Ah ! Vous seul, ô mon bien-aimé,
Pouvez me consoler.
MUSTAFÀ
(Mon cœur bondit dans ma poitrine.
Quelle douceur dans sa façon de parler !)
ISABELLA
(Le merle est déjà dans la cage,
Il ne peut plus m’échapper !
Je suis sûre à présent de mon coup.
Oh ! Quelle mine, quelle allure !…
Vous allez voir ce dont je suis capable.)
MUSTAFÀ
(Me voilà déjà tout feu tout flamme,
Et je ne sais plus me contenir.
Ah ! Elle m’enchante… elle me séduit.
Quelle tournure !… Mais il faut dissimuler.
Oh ! Quel morceau !… Mais il faut dissimuler.)
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PAUSE — 30 MINUTES
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GEORGES BIZET — CARMEN
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OUVERTURE (PRÉLUDE)
[Instrumental — sans paroles]
HABANERA — « L’amour est un oiseau rebelle »
L'amour est un oiseau rebelle
Que nul ne peut apprivoiser
Et c'est bien en vain qu'on l'appelle
S'il lui convient de refuser
Rien n'y fait, menaces ou prières
L'un parle bien, l'autre se tait :
Et c'est l'autre que je préfère
Il n'a rien dit mais il me plaît
L'amour ! L'amour ! L'amour ! L'amour !
L'amour est enfant de Bohême
Il n'a jamais, jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi !
Si tu ne m’aimes pas
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime !
Mais, si je t’aime
Si je t’aime, prends garde à toi !
L'oiseau que tu croyais surprendre
Battit de l'aile et s'envola ...
L'amour est loin, tu peux l'attendre
Tu ne l'attends plus, il est là !
Tout autour de toi, vite, vite
Il vient, s'en va, puis il revient...
Tu crois le tenir, il t'évite
Tu crois l'éviter, il te tient
L'amour ! L'amour ! L'amour ! L'amour !
L'amour est enfant de Bohême
Il n'a jamais, jamais connu de loi
Si tu ne m'aimes pas, je t'aime
Si je t'aime, prends garde à toi !
Si tu ne m’aimes pas
Si tu ne m’aimes pas, je t’aime !
Mais, si je t’aime
Si je t’aime, prends garde à toi !

VOTRE TOAST, JE PEUX VOUS LE RENDRE — Escamillo
« Toréador, en garde ! »
Votre toast... je peux vous le rendre,
Señors, Señors, car avec les soldats
Oui les toreros peuvent s'entendre,
Pour plaisirs ils ont les combats.
Le cirque est plein, c'est jour de fête,
Le cirque est plein du haut en bas.
Les spectateurs perdant la tête,
Les spectateurs s'interpellent à grands fracas:
Apostrophes, cris et tapage
Poussés jusques à la fureur.
Car c'est la fête du courage,
C'est la fête des gens de cour.
Allons en garde! Allons! Allons! Ah!
Toréador, en garde,
Toréador, toréador,
SEGUIDILLA — « Près des remparts de Séville »
CARMEN
Près des remparts de Séville,
chez mon ami Lillas Pastia,
j'irai danser la séguedille,
et boire du manzanilla.
J'irai chez mon ami Lillas Pastia!
Oui, mais toute seule on s'ennuie,
et les vrais plaisirs sont à deux.
Donc, pour me tenir compagnie,
j'emmènerai mon amoureux!
Mon amoureux ... il est au diable:
je l'ai mis à la porte hier.
Mon pauvre coeur très consolable,
mon coeur est libre comme l'air.
J'ai des galants à la douzaine,
mais ils ne sont pas à mon gré.
Voici la fin de la semaine,
qui veut m'aimer? Je l'aimerai.
Qui veut mon âme? Elle est à prendre!
Vous arrivez au bon moment!
Je n'ai guère le temps d'attendre,
car avec mon nouvel amant...
Près des remparts de Séville, etc.

ENTR’ACTE
[Instrumental — sans paroles]
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JACQUES OFFENBACH — LA PÉRICHOLE
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COUPLETS DE L’AVEU
« Tu n’es pas beau, tu n’es pas riche… / Je t’adore, brigand… »
Texte français intégral (domaine public), Acte III :
La Périchole
Tu n'es pas beau, tu n'es pas riche,
Tu manques tout à fait d'esprit ;
Tes gestes sont ceux d'un godiche,
D'un saltimbanque dont on rit.
Le talent, c’est une autre affaire :
Tu n’en as guère, de talent,
De ce qu’on doit avoir pour plaire,
Tu n’as presque rien, et pourtant… 
Piquillo
Et pourtant ?
La Périchole
Je t’adore, brigand !
Oui, je t’adore,
Mon dindon, je t’adore !
Tu n’es pas beau, etc. 

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FRANCIS POULENC
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LES CHEMINS DE L’AMOUR
Musique de Francis Poulenc (1899-1963)

Poème de Jean Anouilh (1910-1987)

Les chemins qui vont à la mer
Ont gardé de notre passage,
Des fleurs effeuillées
Et l'écho sous leurs arbres
De nos deux rires clairs.
Hélas! des jours de bonheur,
Radieuses joies envolées,
Je vais sans retrouver traces
Dans mon cœur.

Chemins de mon amour,
Je vous cherche toujours,
Chemins perdus, vous n'êtes plus
Et vos échos sont sourds.
Chemins du désespoir,
Chemins du souvenir,
Chemins du premier jour,
Divins chemins d'amour.

Si je dois l'oublier un jour,
La vie effaçant toute chose,
Je veux, dans mon cœur, qu'un souvenir repose,
Plus fort que l'autre amour.
Le souvenir du chemin,
Où tremblante et toute éperdue,
Un jour j'ai senti sur moi
Brûler tes mains.

Chemins de mon amour,
Je vous cherche toujours,
Chemins perdus, vous n'êtes plus
Et vos échos sont sourds.
Chemins du désespoir,
Chemins du souvenir,
Chemins du premier jour,
Divins chemins d'amour.
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ÉDITH PIAF
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PADAM, PADAM…
Padam… padam
Chanson d'Édith Piaf ‧ 1950

Cet air qui m'obsède jour et nuit
Cet air n'est pas né d'aujourd'hui
Il vient d'aussi loin que je viens
Traîné par cent mille musiciens
Un jour cet air me rendra folle
Cent fois, j'ai voulu dire pourquoi
Mais il m'a coupé la parole
Il parle toujours avant moi
Et sa voix couvre ma voix
Padam, padam, padam
Il arrive en courant derrière moi
Padam, padam, padam
Il me fait le coup du souviens-toi
Padam, padam, padam
C'est un air qui me montre du doigt
Et je traîne après moi comme une drôle d'erreur
Cet air qui sait tout par cœur
Il dit, rappelle-toi tes amours
Rappelle-toi puisque c'est ton tour
Y a pas d'raison pour qu'tu n'pleures pas
Avec tes souvenirs sur les bras
Et moi, je revois ceux qui restent
Mes vingt ans font battre tambour
Je vois s'entrebattre des gestes
Toute la comédie des amours
Sur cet air qui va toujours
Padam, padam, padam
Des je t'aime de 14 juillet
Padam, padam, padam
Des toujours qu'on achète au rabais
Padam, padam, padam
Des veux-tu en voilà par paquets
Et tout ça pour tomber juste au coin d'la rue
Sur l'air qui m'a reconnue
Écoutez le chahut qu'il me fait
Comme si tout mon passé défilait
Faut garder du chagrin pour après
J'en ai tout un solfège sur cet air qui bat
Qui bat comme un cœur de bois
Source : Musixmatch
Paroliers : Henri Alexandre Contet / Norbert Glanzberg
Paroles de Padam… padam © Saregama Music United States, Ed. Salabert, Salabert Francis Editions Sa
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JACQUES BREL
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LA CHANSON DES VIEUX AMANTS
Musique de Jacques BREL, Gerard JOUANNEST
© EDITIONS JACQUES BREL - 1967
Paroles de la chanson La Chanson Des Vieux Amants par
Bien sûr, nous eûmes des orages
Vingt ans d’amour, c’est l’amour fol
Mille fois, tu pris ton bagage
Mille fois, je pris mon envol
Et chaque meuble se souvient
Dans cette chambre sans berceau
Des éclats des vieilles tempêtes
Plus rien ne ressemblait à rien
Tu avais perdu le goût de l’eau
Et moi celui de la conquête
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l’aube claire jusqu’à la fin du jour
Je t’aime encore, tu sais, je t’aime
Moi, je sais tous tes sortilèges
Tu sais tous mes envoûtements
Tu m’as gardé de piège en piège
Je t’ai perdue de temps en temps
Bien sûr, tu pris quelques amants
Il fallait bien passer le temps
Il faut bien que le corps exulte
Finalement, finalement
Il nous fallut bien du talent
Pour être vieux sans être adultes
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l’aube claire jusqu’à la fin du jour
Je t’aime encore, tu sais, je t’aime
Et plus le temps nous fait cortège
Et plus le temps nous fait tourment
Mais n’est-ce pas le pire piège
Que vivre en paix pour des amants 
Bien sûr, tu pleures un peu moins tôt
Je me déchire un peu plus tard
Nous protégeons moins nos mystères
On laisse moins faire le hasard
On se méfie du fil de l’eau
Mais c’est toujours la tendre guerre
Oh, mon amour
Mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour
De l’aube claire jusqu’à la fin du jour
Je t’aime encore, tu sais, je t’aime
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